Un Championnat du monde revisité, voilà le début de la réforme. Exit le grand prix de France, qui n’était pas assez rentable pour les organisateurs comme pour la FIA, Il en est de même pour la république de San Marin , dont le grand prix de Formule 1 faisait partie du patrimoine culturel et sportif.
Idem pour le grand prix des Etats-Unis qui malgré le lobby puissant de l’industrie de l’automobile américaine n’a pas su garder son grand prix de Détroit au calendrier du « Magic circus » de la Formule 1. Les instances dirigeantes de la FIA jugeant l’impact de la Formule 1 trop faible aux Etats-Unis, au regard de la multitude de sports automobiles présents sur le territoire américain.
Aujourd’hui la FIA veut des circuits rentables et rutilants qui allient la modernité, dans le tracé de la piste, à l’accessibilité pour le public. C’est ainsi que l’on a vu sortir de terre (l’expression prend tout son sens pour l’occasion) des circuits au Bahreïn, au Qatar ou à Abu Dhabi offrant aux pilotes, aux officiels et aux spectateurs des circuits de Formule 1 qui sont de vrais joyaux, où tout a été pensé pour le spectacle. La vieille Europe et ses circuits avant tout destinés à la compétition automobile n’est plus en mesure de lutter contre ses nations, pour qui l’argent n’est pas un problème et qui de facto s’offre un grand prix de Formule 1 comme un petit enfant rêve de s’offrir un circuit de petites voitures pour Noel.
La course à l’énergie.
Avec l’écologie qui se trouve en tête de liste des préoccupations de tous les gouvernements de la planète, la Formule 1 se devait de faire un geste pour montrer sa bonne volonté et son envie de
réduire elle aussi les dépenses d’énergie. A défaut de faire disputer les grands prix dans des voitures électriques, la FIA a prit tout un tas de mesures pour limiter les dépenses aussi bien
financières qu’énergétiques.
Le nombre de moteurs utilisable pour chaque pilote sur une saison entière a été porté à huit. On a aussi « bridé » les moteurs à un certain régime pour éviter les risques d’accident et les dépenses énergétiques.
Pour rendre la Formule 1 plus propre on a également interdit les essais « privés » qui permettaient alors à l’ensemble des écuries de faire rouler leurs voitures tout au long de l’année; pour tester celles-ci ainsi que de nouveaux réglages.
De nouveaux dirigeants.
Flavio Briatore congédié des circuits de Formule 1 à vie, suite àl'affaire Nelson Piquet Junior et Jean Todt promu à la tête de la FIA en remplacement de Max Mosley, les hautes instances du sport
automobiles se trouvent bien changées et cela devrait modifier le fonctionnement de celle-ci. Il ne reste plus, ultime rempart d’une époque presque déjà révolue que Bernie Ecclestone grand
argentier de la formule 1 et président de la FOCA (Formula One Constructors Associations) pour parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre..
Avec le départ de personnes aussi charismatique que Ron Dennis, longtemps responsable de l’écurie Mc Laren, on voit bien qu’une nouvelle page de la Formule 1 est en train de s’écrire sous nos yeux.
De nouvelles règles.
La Formule 1 étant avant tout un spectacle, tout doit être fait pour que celui-ci attire le plus grand nombre, aussi un certains nombre de nouveautés ont vu le jour pour la saison 2009 et
d’autres suivront en 2010 :
- Limitation des budgets « officiels » de toutes les écuries.
- De nouveaux circuits sont proposés aux pilotes mais l’on joue aussi sur les conditions de courses, avec un grand prix qui se déroule en nocturne et un autre qui commence de jour et se termine de nuit.
- Suppression de l’aide électronique au pilotage.
- Interdiction des ravitaillements en essence durant la course.
Tout est fait pour rendre le spectacle le plus attractif possible et le résultat le plus indécis possible.
De nouveaux pilotes.
Il ne faudrait tout de même pas oublier ceux sans qui la Formule 1 ne serait rien, à savoir les pilotes et là aussi après de longs règnes sans trop de partages, des Lauda, Prost, Schumacher et
autres Stewart la course est aujourd’hui encore plus indécise à chaque grand prix. Il y a sur le plateau une dizaine de pilotes d’Hamilton à Vettel en passant par Alonso ou Button, champion du
monde 2009, capable de remporter chaque grand prix, selon les circuits et que leurs tracés seront plus ou moins favorables à leur voitures.
La grande course de la Formule 1 n’a pas fini de déchainer les passions et de faire tourner des voitures dans des endroits de plus en plus improbables pour faire le show et le spectacle.