Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 16:38

                  Un Championnat du monde revisité, voilà le début de la réforme. Exit le grand prix de France, qui n’était pas assez rentable pour les organisateurs comme pour la FIA, Il en est de même pour la république de San Marin , dont le grand prix de Formule 1 faisait partie du patrimoine culturel et sportif.

Idem pour le grand prix des Etats-Unis qui malgré le lobby puissant de l’industrie de l’automobile américaine n’a pas su garder son grand prix de Détroit au calendrier du « Magic circus » de la Formule 1. Les instances dirigeantes de la FIA jugeant l’impact de la Formule 1 trop faible aux Etats-Unis, au regard de la multitude de sports automobiles présents sur le territoire américain.

Aujourd’hui la FIA veut des circuits rentables et rutilants qui allient la modernité, dans le tracé de la piste, à l’accessibilité pour le public. C’est ainsi que l’on a vu sortir de terre (l’expression prend tout son sens pour l’occasion) des circuits au Bahreïn, au Qatar ou à Abu Dhabi offrant aux pilotes, aux officiels et aux spectateurs des circuits de Formule 1 qui sont de vrais joyaux, où tout a été pensé pour le spectacle. La vieille Europe et ses circuits avant tout destinés à la compétition automobile n’est plus en mesure de lutter contre ses nations, pour qui l’argent n’est pas un problème et qui de facto s’offre un grand prix de Formule 1 comme un petit enfant rêve de s’offrir un circuit de petites voitures pour Noel.


La course à l’énergie.


Avec l’écologie qui se trouve en tête de liste des préoccupations de tous les gouvernements de la planète, la Formule 1 se devait de faire un geste pour montrer sa bonne volonté et son envie de réduire elle aussi les dépenses d’énergie. A défaut de faire disputer les grands prix dans des voitures électriques, la FIA a prit tout un tas de mesures pour limiter les dépenses aussi bien financières qu’énergétiques.

Le nombre de moteurs utilisable pour chaque pilote sur une saison entière a été porté à huit. On a aussi « bridé » les moteurs à un certain régime pour éviter les risques d’accident et les dépenses énergétiques.

Pour rendre la Formule 1 plus propre on a également interdit les essais « privés » qui permettaient alors à l’ensemble des écuries de faire rouler leurs voitures tout au long de l’année; pour tester celles-ci ainsi que de nouveaux réglages.


De nouveaux dirigeants.


Flavio Briatore congédié des circuits de Formule 1 à vie, suite àl'affaire Nelson Piquet Junior et Jean Todt promu à la tête de la FIA en remplacement de Max Mosley, les hautes instances du sport automobiles se trouvent bien changées et cela devrait modifier le fonctionnement de celle-ci. Il ne reste plus, ultime rempart d’une époque presque déjà révolue que Bernie Ecclestone grand argentier de la formule 1 et président de la FOCA (Formula One Constructors Associations) pour parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre..

Avec le départ de personnes aussi charismatique que Ron Dennis, longtemps responsable de l’écurie Mc Laren, on voit bien qu’une nouvelle page de la Formule 1 est en train de s’écrire sous nos yeux.


De nouvelles règles.


La Formule 1 étant avant tout un spectacle, tout doit être fait pour que celui-ci attire le plus grand nombre, aussi un certains nombre de nouveautés ont vu le jour pour la saison 2009 et d’autres suivront en 2010 :

  • Limitation des budgets « officiels » de toutes les écuries.
  • De nouveaux circuits sont proposés aux pilotes mais l’on joue aussi sur les conditions de courses, avec un grand prix qui se déroule en nocturne et un autre qui commence de jour et se termine de nuit.
  • Suppression de l’aide électronique au pilotage.
  • Interdiction des ravitaillements en essence durant la course.

Tout est fait pour rendre le spectacle le plus attractif possible et le résultat le plus indécis possible.


De nouveaux pilotes.


Il ne faudrait tout de même pas oublier ceux sans qui la Formule 1 ne serait rien, à savoir les pilotes et là aussi après de longs règnes sans trop de partages, des Lauda, Prost, Schumacher et autres Stewart la course est aujourd’hui encore plus indécise à chaque grand prix. Il y a sur le plateau une dizaine de pilotes d’Hamilton à Vettel en passant par Alonso ou Button, champion du monde 2009, capable de remporter chaque grand prix, selon les circuits et que leurs tracés seront plus ou moins favorables à leur voitures.


La grande course de la Formule 1 n’a pas fini de déchainer les passions et de faire tourner des voitures dans des endroits de plus en plus improbables pour faire le show et le spectacle.

Par En toutes lettres - Publié dans : SPORTS
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 16:32

A chaque jour suffit sa peine serait-on tenté de dire mais force est de reconnaître que chaque jour, une mauvaise nouvelle vient enfoncer un peu plus le sport français dans le gouffre.


France 98 : L’arbre qui cache la forêt.


On a tous souvenir d’un dimanche soir de juillet 1998, de ces Champs Elysées « black, blanc, beur » tous les français étaient champions du monde de football dans la joie et l’allégresse. Bien de l’eau est passée sous les crampons des footballeurs et des sportifs en général, sans que le sport français n’ait progressé dans ses infrastructures.

Certes les stades avaient été aménagés pour recevoir la coupe du monde 98 mais depuis, à part quelques rares coups de pinceaux nos stades n’ont pas fait l’objet d’une attention particulière, dans une période où l’on veut faire des stades des endroits de spectacle. Nos voisins étrangers ne s’y sont pas trompés et ont travaillé pour rénover leurs stades et en construire de nouveaux. Aujourd’hui la France retient son souffle en espérant décrocher l’Euro 2016 pour devoir mettre aux normes ses stades et proposer des enceintes dignes de l’événement.

Les salles de sport ne présentent pas un meilleur bilan, Bercy reste une exception dans le paysage sportif français. Des villes comme Lyon, Marseille ou Toulouse sont bien dotées de palais des sports avec une grande capacité d’accueil. On reste pourtant à des années lumières des salles de spectacle que l’on trouve en NBA ou plus près de nous dans le championnat d’Allemagne et d’Espagne de handball, où l’on trouve dans l’enceinte de la structure, restaurants, boutiques et autres cinémas pour faire de ces lieux, un lieu de vie.


Le DIC fait tâche et les fédérations se fâchent.

Le fameux DIC (droit à l’image collective) qui donne des sueurs à tous les présidents de clubs professionnels de sports collectifs, est le dernier symptôme de la maladie qui touche le sport français. La suppression du DIC est un drame pour nombre de clubs de rugby, de basket, de handball et même de football qui vont se trouver dans l’incapacité de boucler leur budget pour les saisons à venir. Ils se demandent même comment finir l’exercice en cours, avec ce changement de loi en cours de saison.


Roland Garros fait du "sur place".


Un des grands chantiers du tennis français, n’est pas uniquement de trouver un véritable remplaçant à Yannick Noah mais d’essayer de trouver de la place pour étendre Roland Garros. Aujourd’hui le stade est exsangue et nécessite de l’espace (au moins dix hectares de plus) pour pouvoir se moderniser et se permettre de proposer des prestations équivalentes à celles des autres tournois du Grand Chelem. Où trouver cette place ? S’il s’avère avec le temps que l’on ne peut pas empiéter sur le bois de Boulogne, la seule alternative trouvée à ce jour serait de déplacer Roland Garros dans un autre lieu.


La formule 1 reste dans les paddocks.


On l’a constaté depuis de nombreuses années et le couperet est fini par tomber. Malgré un circuit de Magny-Cours fait spécialement pour l’occasion, la France n’organise plus de grand prix de Formule 1 sur son sol. Les instances de la FIA ayant jugé que les installations ne présentaient pas suffisamment de garanties pour la tenue d’un spectacle de qualité.


Des stades qui restent des maquettes.


Que ce soit pour la rénovation du parc des Princes ou du stade Jean Bouin antre des rugbymen du stade Français, on fait appel aux meilleurs architectes, on présente des maquettes qui font rêver tout le monde et l’on ne voit jamais le premier coup de pelle venir. Il y a toujours un décret, une signature, une association pour s’opposer à la construction et faire trainer les choses en longueur.

Il est en de même pour des installations aussi importantes que celles de l’INSEP qui ont partiellement brulée il y a quelques années et où aujourd’hui encore, les athlètes s’entrainent au quotidien dans des conditions qui n’ont rien à voir avec le haut niveau.


Les Jeux Olympiques nous fuient.


Malgré des dossiers en « béton », l’image de David Douillet ou les films de Luc Besson, Paris est incapable de faire venir les jeux olympiques en France. On accompagne chaque dossier de candidature de bases nautiques, de piscines olympiques, de vélodromes et autres salles omnisports. Les plus « motivés » allant même jusqu’à promettre la construction de ces installations même en cas de défaite et là encore, les promesses s’envolent avec les espoirs de remporter les jeux et rien ne se concrétise jamais.

Le sport grand absent de l’école.

Dès l’école primaire, les petits français prennent du retard par rapport à leurs homologues européens. Là où en Allemagne, aux Pays Bas on aménage les calendriers scolaires pour que les enfants puissent pratiquer des activités extra-scolaires comme le sport ou la musique, les petits français ont juste droit à jouer au basket dans la cour de récréation.



La France semble aujourd’hui relayer le sport au rang des accessoires et ne considère en aucun cas celui ci comme une priorité et quelque chose d’essentiel pour le bien être de tous, pas plus qu'un moyen de représenter une France qui gagne et qui va de l’avant lors des rencontres internationales.

Par En toutes lettres - Publié dans : SPORTS
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 16:27

Raymond Domenech aime défrayer la chronique à tel point, qu'aujourd'hui, il est devenu un incontournable qui dépasse la sphère du ballon, qu'il est bon de contester.
Il y a deux postes qui sont très convoités en France et sur lequel chaque français à un avis « pertinent », il s’agit du poste de Président de la République et du poste de sélectionneur de l’équipe de France de football.

Alors à défaut de pouvoir se rendre à l’Elysée quand bon leur semble, les français polarisent tout leur mécontentement et leur frustration sur Domenech. Quels que soient les joueurs sélectionnés, le résultat des rencontres, il faut toujours être râleur et se plaindre de l’incapacité de ce sélectionneur que l’on remplacerait sans mal, pense-t-on. C’est un mal bien français que de se plaindre et de constamment vouloir aller à l’encontre des institutions et des règles établies. Chaque Français, devant son téléviseur, au café des sports, ou au bureau donne son avis sur Raymond et le fustige régulièrement.


Un fusible idéal.


La caravane passe les chiens aboient, c’est un peu comme cela que l’on pourrait résumer la situation actuelle. Dès son arrivée à la tête du groupe, la légitimité de Domenech a toujours été remise en cause. Aujourd’hui tout le monde se focalise sur le sélectionneur français comme le responsable potentiel, si d’aventure la France ne pose pas les crampons en Afrique du sud.

N’ayant pas un parcours d’entraîneur de club connu, Domenech n’a jamais vraiment été adoubée par la France du football qui lui aurait préféré des entraineurs plus médiatiques, donc plus compétent à ses yeux. Si l’équipe de France est arrivée en finale de la coupe du monde 2006, tout le monde est unanime pour louer Zidane et consorts pour leur parcours mais personne n’ose souligner que Domenech doit être partie prenante de cette aventure.


L’exemple Aimé Jacquet.


De mémoire de supportes on n’avait pas vue telle furie médiatique depuis 1996 et Aimé Jacquet. Après un Euro 96 moyen, où la France se fait sortir sans trop de gloire, une grande campagne de dénigrement est engagée contre Aimé Jacquet. Le grand quotidien sportif qu’est l’EQUIPE, sous la houlette de son rédacteur en chef, Jérôme Bureau, va se charger de contredire et de critiquer tous les faits et gestes de Jacquet jusqu’au début de la coupe de monde 1998. La coupe du monde 98 se terminera dans la liesse que l’on sait et Aimé Jacquet est depuis, considéré comme l’un des meilleurs tacticiens du football. Pour mémoire, rappelons que la victoire française coûtera sa place et des excuses publiques à Jérôme Bureau.

Le lobby France 98.


Lors de sa nomination Domenech se trouvait en balance avec deux anciens joueurs de France 98, à savoir Didier Deschamps et Laurent Blanc. Depuis ce temps là tout le monde s’accorde à reconnaître que le collectif France 98 fait du lobbying auprès des instances de la fédération pour que l’on évince Domenech, pour permettre à l’un des leurs de prendre en mains la destinée des bleus. Christophe Dugarry est un vigoureux opposant de Domenech et il ne rate jamais une occasion de s’exprimer contre le sélectionneur que ce soit sur la non sélection de Trézéguet ou de Pirès ou sur les schémas tactiques mis en place.


Le soutien de la FFF.


Malgré tout le buzz médiatique et les critiques qui pleuvent, Domenech tient bon la barre et le cap, soutenu qu’il est par la FFF. Avant les éliminatoires de la coupe du monde 2010 et même après un début d’éliminatoires calamiteux, Domenech a la confiance du directeur technique national Gérard Houllier et de toutes les instances fédérales.

Avec ses attitudes et ses déclarations Domenech a su capter toute l’attention sur lui, permettant ainsi de préserver son groupe, ce qui est sûrement une de ses plus belles réussites. Et comme son image a dépassé le petit monde du football il est aujourd’hui à la mode et de bon ton d’être anti-Domenech aujourd’hui, quitte à l’aduler en cas de victoire en 2010.

Par En toutes lettres - Publié dans : FOOTBALL
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 16:10

Jackson Richardson est un grand champion, de ceux qui entrent dans la légende. Il a tout connu et presque tout gagner. Une carrière pas comme les autres pour cet homme.

Un départ timide.


Lorsqu’il débarque en métropole en 1989, Jackson Richardson est loin d’imaginer ce que sera son palmarès vingt ans plus tard, au crépuscule d’une carrière bien remplie et riche en titres de toutes natures. Arrivé de sa réunion natale où il évoluait, Jackson est un garçon timide lorsqu’il débarque à Paris. Heureusement il sera vite chaperonner par l’entraîneur de Paris Asnières, un certain Patrice Canayer, dont on connaît aujourd’hui le palmarès éloquent à la tête de Montpellier. Pendant deux années Jackson fait ses armes à Paris et frappe déjà aux portes de l’équipe de France.

Daniel Costantini va alors prendre le relais de Patrice Canayer en devenant l’agent officiel de Jackson Richardson, en continuant de le former et de le faire progresser.


Une star mondiale.


De Paris, Richardson partira pour l’OM Vitrolles, avec qui il remportera la première coupe d’Europe d’un sport collectif, juste quelques jours avant l’autre club de la ville, qui s’imposera face au Milan AC à Munich. Jackson fait des merveilles sous le maillot bleu de l’équipe de France, avec laquelle il remportera un premier championnat du monde en 1995 ainsi que le titre tant convoité de meilleur joueur de l’année. Pour rendre une dimension supplémentaire à son jeu et sa carrière Richardson se lance dans l’aventure et pose ses valises en Allemagne, à Groswallstadt, pour prendre part à ce que tous les experts s’accordent à reconnaître comme le meilleur championnat du monde.

Quelques titres plus tard Jackson, en mal de soleil, ira faire les beaux jours de Pampelune, club avec lequel il raflera de nombreux trophés également. Pour boucler la boucle Jackson viendra finir sa carrière en France, avec son vieil ami Philippe Gardent, qui l’accueille à bras ouverts à Chambéry.

Malgré cela Jackson Richardson reste un garçon accessible et généreux qui ne refuse jamais de poser pour une photo ou de se livrer avec plaisir à une séance de dédicaces. Sa gentillesse presque aussi légendaire que ses retards, aura aussi contribué à faire de ce joueur l’un des sportifs préféré de tous les français.

Un Palmarès prestigieux.


Jackson Richardson a joué toutes les grandes compétitions internationales et est monté sur presque tous les podiums, partout où il est allé ce qui provoque le respect de ses pairs comme Denis Lathoud « C’est quelqu’un qui a gagné une coupe d’Europe avec l’Allemagne, l’Espagne et la France, grand respect ». Avec l’équipe de France il va faire partie de la grande épopée des bronzés de Barcelone et glanera deux titres de champions du monde en 1995 et un autre en 2001, titre hautement symbolique puisqu’il marquera la fin de l’ère Costantini à la tête de l’équipe de France. Daniel Costantini éminent spécialiste du handball qui n’hésite pas à attribuer un rôle majeur à Jackson dans l’évolution du handball moderne « C’est un mec qui a changé la face du handball. Il a changé l’image du handball français, il y a un avant et un après Richardson. »


Une figure du sport Français.


Même retiré des terrains Jackson Richardson reste une icône du sport français non seulement pour son parcours de champion, qui reste un exemple pour tous mais aussi parce qu'il a su susciter des vocations comme chez Luc Abalo, en qui beaucoup voient son fils spirituel « C’est un joueur qui m’a fait découvrir le côté euphorique du handball. »

Certes il y a eu beaucoup de médailles, beaucoup de podiums mais l’une des choses dont Jackson est le plus fier, c’est d’avoir eu l’honneur d’être choisi comme porte drapeau de la délégation française lors des jeux olympiques d’Athènes. Aux jeux olympiques, toujours mais à Pékin cette fois, c’est de la tribune qu’il voit l’équipe de France attendre le graal sacré mais dès le coup de sifflet final c’est dans ses bras que les joueurs se ruent pour l’associer à leurs succès et pour le remercier d’avoir amener le handball français au niveau où il est aujourd’hui.



La boucle est bouclée Jackson peut prendre une retraite sportive bien méritée.

 

Par En toutes lettres - Publié dans : HANDBALL
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