Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 16:39

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Claude Onesta est une personne que l'on croirait  sorti d'un roman de Marcel Pagnol. Il a la chaleur et l’accent chantant  des gens du sud ouest mais il a aussi la rigueur et le pragmatisme dont on fait les victoires et avec lesquelles on se forge un palmarès, inégalé par les autres  sports collectifs français et qui a fait de lui un entraîneur reconnu de ses pairs.

 

Le handball? Un hasard.

 

Natif d’Albi, Claude Onesta passe toute son enfance à Toulouse dans la ville rose où il fait ses premières armes de sportif en tapant dans un ballon de football « Toulouse est une ville de rugby bien sûr mais j’ai commencé par jouer au football, dans une section un peu branlante d’un club dont l’équipe de hand jouait en première division. J’ai suivi mes copains au hand pour faire un essai et les éducateurs me trouvant quelques aptitudes m’ont convaincu de revenir et de rester au handball ».

 

De l’entraîneur au sélectionneur.

 

« J’ai pris la responsabilité de l’équipe de Toulouse (avec Alain Raynal) en qualité d’entraîneur et comme tout entraîneur je rêvais un jour de prendre les rênes de l’équipe de France. En fait c’est un concours de circonstances, je suis arrivé au bon endroit au bon moment. Mon prédécesseur (Daniel Costantini) est resté 16 ans à la tête de l’équipe de France cela a certainement barré le parcours de certains entraineurs. Moi j’en sui à huit années à la tête de l’équipe de France même si les débuts furent compliqués. Dès mon arrivée j’ai eu l’impression de m’installer dans les pantoufles de Daniel Costantini et je devais souffrir la comparaison constamment. Le titre de champion d’Europe (en Suisse en 2006) est le plus important pour moi car c’est un titre que mon prédécesseur n’avait jamais gagné. Ce jour là j’ai eu l’impression de rentrer dans mes propres pantoufles et de gagner ma légitimité en tant que sélectionneur »

 

Une conception du jeu très humaine

 

« J’ai une vision du rôle du sélectionneur  comme étant celui d’une personne dont on doit pouvoir se passer, je veille juste à ce qu’il n’y ait pas de dérives. Daniel gérait l’équipe de France tour seul, là où moi j’ai un staff de 10 personnes qui travaillent pour moi, je m’arrange pour ne rien avoir à faire. Cela veut dire que je suis disponible à 100% pour étudier l’aspect humain de chacune de mes décisions et de mes choix. Cela prouve aussi que l’on peut arriver au même objectif de manière différente ».

« Pour moi le paradis sportif, si l’on croit au concept du paradis, c’est le village olympique. Pendant quinze jours vous croisez des blancs, des noirs, des jaunes, des catholiques, des musulmans sans que cela ne pose le moindre problème. Tous les athlètes sont logés à la même enseigne et vedette du 100 mètres ou pas vous faites la queue au self. Le fait que seuls les athlètes et les chefs de délégation aient accès au village permet de vivre pleinement ce moment. Personne ne se prend pour une star au village. Celui qui se prend pour une star sait qu’il peut passer à côté de la compétition et que l’inconnu auquel personne ne prête attention repartira peu être demain avec une médaille autour du cou, cela force à rester humble »

 

Cédric Burdet l’anti héros

 

Cédric Burdet est un joueur avec qui je ne partirai pas en vacances, Il était absent lors du titre mondial en 2001 et du titre Européen en 2006. Tous les journalistes le considérait comme le chat noir de l’équipe de France et les spécialistes du handball comme un piètre handballeur. Malgré nos rapports tendus lors du dernier euro, où il n’avait pas joué, j’ai sélectionné contre l’avis de tous Cédric Burdet pour les JO de Pékin. Lorsque Jérôme Fernandez, qui est le titulaire sur le poste d’arrière droit, se blesse au bras il ne me reste que la solution Burdet pour affronter les croates. Logeant au même hôtel les croates nous font savoir que leur objectif est de prendre en strict Narcisse et Karabatic et de laisser jouer Burdet considérer comme un piètre tireur. Nous nous sommes dépêchés de lui remonter l’information pour le motiver encore un peu plus. Il fait ce jour là un match exceptionnel. Sans Cédric Burdet on ne bat pas les croates, on n’est pas champion olympique, ni champion du monde et je me serai fais lourdé par la même occasion. Tous les médias vont lui tresser des louanges mais nos relations paradoxalement ont empiré et nous ne partirons donc toujours pas en vacances ensemble. »

 

L’envie de gagner est plus forte que tout

 

On pourrait se poser de questions sur la motivation qui peut habiter le sélectionneur après un triplé historique (champion d’Europe, Champion Olympique et champion du Monde). « Le fait de se sentir souverain et de régner sur sa discipline, comme on pu le faire les pays de l’est où plus près de nous les suédois qui nous martyrisaient régulièrement, est une sensation extrême. Le fait de voir certaines équipes faire allégeance et déposer les armes parce  qu’ils jouent contre vous, personne n’a envie que cela s’arrête. L’envie de gagner est plus forte que tout ».

« Le jour où je ne maitriserai plus le groupe et sa trajectoire alors le moment sera venu pour moi de me retirer et d’aller à la pêche. »


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Par En toutes lettres - Publié dans : HANDBALL
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 18:32

Les Bleues n'ont pas manqué le rendez-vous. En s'imposant face à l'Allemagne, en maîtrisant parfaitement une partie qui prenait des airs de guerre des tranchées, elles se sont qualifiées pour le tour principal, avec deux points en poche et l'envie tenace d'y saisir leur chance.

Sportissimo / Pillaud

Par En toutes lettres - Publié dans : HAND VRAC
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 18:29

 FIl est compliqué pour les femmes de concilier leur rôle de femme active et leur rôle de mère alors si l'on vient ajouter le sport, c'est la goute d'eau de trop.

 

Un constat édifiant pour les femmes

 

Le constat est clair mais ne déroge pas à la règle de notre société actuelle. Pour cent personnes qui pratiquent le sport de manière régulière, il n’y a que trente femmes. 

Cette proportion correspond bien à ce que l’on retrouve dans la représentation nationale, dans une société où la parité homme / femme reste à faire malgré quelques essais timides.

En matière de sport les femmes sont de facto plus nombreuses dans les sports identifiés comme féminins comme la danse ou la gymnastique. En revanche il n’y a aucune parité dans les sports pratiqués par les hommes et les femmes comme le handball, le tennis ou le volleyball. En matière de sports référencés comme masculins les femmes représentent une proportion non représentative de l’activité. Effectivement on ne voit quasiment jamais de femmes pilote de formule 1 ou jockey.

 

La femme indispensable

 

Que ce soit au bureau pour ses collègues, à la maison pour sa famille, la femme est un élément indispensable de notre vie. Aujourd’hui les femmes ont presque toutes endossées le costume de "superwoman" en gérant deux journées en une. Elles ne sont pas rares à préparer le petit déjeuner et les affaires des enfants avant de partir pour une journée de travail. Et quand elles rentrent, impossible de penser à se mettre devant la télévision en attendant le diner. Non, il faut s’occuper des devoirs, du repas du soir et autres petits agréments de la vie.

Dans cette situation on a du mal à envisager que la femme moderne puisse se dégager un créneau pour pratiquer un sport de manière récurrente.

 

Le rôle des médias

 

Comment permettre aux femmes d’avoir un accès au sport plus étendu ? Pour Rama Yade, secrétaire d’état aux sports c’est avant tout aux médias de faire le nécessaire « C’est à vous, les médias, de diffuser le plus possible d’évènements sportifs féminins pour sortir le sport féminin de sa confidentialité ».

En effet pour la secrétaire d’état aux sports, la démocratisation du sport féminin passe par une plus grande exposition du sport féminin dans les médias. Cette action de diffusion plus élargie devant servir de rampe de lancement pour la promotion du sport féminin.

Après une plus large diffusion de grands évènements sportifs féminins, les médias devront aussi se faire les porte drapeaux du sport féminin et ne pas hésiter à mettre les sportives à la une de leur magazine et autres rubriques sportives. Aujourd’hui les sportives qui bénéficient de l’éclairage des médias, en bénéficient surtout pour leur parcours ou leur histoire, rarement pour leur performance sportive pure.

 

Aménager le sport féminin

 

Aujourd’hui avec la société moderne la femme est rarement en position « favorable » pour la pratique d’un sport en soirée, aussi il est nécessaire de repenser et d’innover en matière de sport féminin.

Changer les horaires. Si l’on permettait aux femmes d’avoir un accès privilégié au sport en milieu de journée ou lors des pauses déjeuners, elles seraient certainement plus nombreuses à se lancer dans la pratique sportive.

Autre point non négligeable, s’occuper des enfants. Certes le père peut parfaitement assumer son rôle de père mais si celui ci n’est pas disponible (parce qu’il est parti au sport) alors c’est maman qui est obligatoirement de garde. Si des sessions de sports étaient aménagées en fin d’après midi, avec des haltes garderies qui gèrent les enfants, les femmes pourraient alors avoir un vrai moment de détente entre leur journée de travail et leur rôle de maman.

 

On est encore loin de la parité homme / femme dans le milieu du sport et il faut qu’une sportive fasse des performances beaucoup importantes et de préférence une pastique adéquate pour pouvoir bénéficier de la lumière des médias et ainsi assurer la promotion du sport féminin et son développement.

 

Par En toutes lettres - Publié dans : SPORTS
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 19:12
La toute nouvelle et toute jeune base arrière en est la plus belle démonstration, les jeunes ont pris le pouvoir de l'équipe de France féminine de handball.

Le handball féminin français sera à toujours, redevable à des joueuses de renom comme Valérie Nicolas, Isabelle Wendling ou encore Véronique Pecqueux Rolland. Ce sont ces filles qui, sous la houlette d’Olivier Krumbholz, ont remporté le premier titre de champion de monde de handball en 2003.

Sous l’impulsion de Stéphanie Cano leur capitaine, cette génération là jouera sa dernière compétition internationale lors des jeux olympiques de Pékin en 2008, où elles termineront à une honorable 5ième place.


Un passage de témoin


Dès le retour de Pékin, Olivier Krumbholz et son adjoint Eric Baradat se sont attelés à une tâche, aussi difficile qu’essentielle : reconstruire l’équipe de France en s’appuyant sur la nouvelle génération montante du handball français. Seule Raphaëlle Tervel, qui a été promue au rang de capitaine de cette nouvelle équipe, a connut l’épopée victorieuse de 2003. Les petites jeunes qui firent leur début au mondial français de 2007 comme Camille Ayglon ou Amandine Leynaud en sont devenues les cadres.


Besoin d’avenir


La nouvelle équipe de France a le regard fixé sur l’horizon et sur les jeux Olympiques de 2012. Cette nouvelle équipe de France a d’ici là, deux championnats du monde et autant de championnats d’Europe pour emmagasiner de l’expérience et des titres. Ce qui permettrait d'arriver à Londres dans la peau du favori, comme ce fut le cas pour l’équipe de France masculine à Pékin en 2008.

 Une classe prématurée


Ce qui caractérise le mieux cette nouvelle équipe de France, c’est ce que l’on appelle affectueusement la classe « biberon » parfaitement illustrée par notre base arrière sur laquelle évolue des joueuses comme Deroin, Pineau ou Mendy qui ont tout juste 20 ans ( Claudine Mendy n’a que 19ans).

  



Audrey Deroin, surnommée « Darwin » par ses équipières est l’arrière droite de cette équipe de France. Elle parfait aujourd’hui son apprentissage du haut niveau dans l’excellent club de Mios et est une véritable alternative avec Camille Ayglon sur le poste d’arrière, tout comme sur l’aile droite où il lui arrive de jouer parfois.






La messinne Alison Pineau, dont le surnom est « Bingo » est la joueuse la plus douée de sa génération. Elle peut déjà s’enorgueillir d’avoir été élue meilleure joueuse du mondial espoir il y a quelques saisons. Alison a la science du jeu, qu’elle « sent » comme personne. Quand Alison Pineau est à la baguette sur son poste de demi-centre elle arrive à faire vivre le jeu et le mettre en mouvements. Elle reste une joueuse très dangereuse qui n’hésite pas à y aller de ses quelques buts lors de chaque rencontre.

Claudine Mendy dite « Clo » est la benjamine du groupe France mais du haut de ses 19 ans elle apprend à chaque fois qu’elle pose un pied sur le terrain. Evoluant au Havre cette année, elle éclate au grand jour sur la scène nationale et internationale. Vu les capacités physiques qu’elle possède et son jeu d’attaque basé sur la vitesse, Claudine Mendy une joueuse très rapide et inattendue pour la défense adverse.

Parties pour durer


Ce nouveau groupe France a pour objectif les jeux de Londres en 2012 mais étant donné l’âge de ses jeunes filles, Olivier Krumbholz et la fédération française de handball peuvent investir sur le long terme et déjà se projeter sur les années suivantes. Ils peuvent déjà commencer à prendre quelques leçons de Brésilien dans l’optique des jeux de Rio en 2016.



Par En toutes lettres - Publié dans : HANDBALL
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 14:09

FOOTBALL DIV. HONNEUR RÉGIONALE, COC CHAMIERS. Actuel portier d'une équipe qui pourrait endosser le rôle du trouble-fête en fin de saison, Nicolas Dorbec est un gardien bien dans sa tête et dans ses gants. Rencontre

Le foot à pleines mains

Laflaquière, Dorbec et Mousnier, respectivement gardiens des U17, de l'équipe 1 et de la réserve du COC Chamiers. (photo F. A.)
Laflaquière, Dorbec et Mousnier, respectivement gardiens des U17, de l'équipe 1 et de la réserve du COC Chamiers. (photo F. A.)

Le petit Nicolas donne ses premiers coups de pied dans le ballon vers 5 ans. Deux ans plus tard, alors que ses petits camarades ne rêvent que de buts, lui choisit de les garder. « Au départ je n'avais pas trop envie de courir. J'ai fait un remplacement lors d'un match et cela m'a plu de suite ».

Le parcours de Nicolas Dorbec est conventionnel, mais il progresse à grandes enjambées. « Après ma formation initiale à Champcevinel, je suis allé à Trélissac où j'ai eu la chance d'évoluer avec le groupe de CFA, dès l'âge de 17 ans, pendant trois saisons ». Ensuite, il revient sur Coulounieix. À part une courte saison passée à Nontron, il est depuis 2001 le dernier rempart de l'équipe première.


Un bon début de saison


Le début de saison est satisfaisant pour les hommes d'Olivier Modeste, qui restent en embuscade au classement (7e, avec un match en moins et à deux points du leader). Ce départ ne surprend pas Nicolas : « On partait avec un groupe qui travaille ensemble depuis trois années. Les renforts ont le potentiel, même s'ils jouaient à des niveaux inférieurs ».

Dans un championnat très serré, le gardien du Cocc confirme que le plus dur reste à faire. « Il ne faut pas s'enflammer, car c'est une poule homogène où tout se jouera sur des détails. Il faudra rester sérieux toute la saison ». Avec un groupe qui s'appuie sur des joueurs formés au club ou passé par Trélissac, et une moyenne d'âge assez jeune, Chamiers ne manque pas d'arguments, ni d'ambitions. « Au départ, on vise le maintien. Avec le niveau de notre poule, on peut se retrouver en fin de saison à jouer la montée ou bien à lutter pour ne pas descendre. Il y a dix points à prendre avant la trêve, ça peut être sympa pour le groupe et le club. »


Aller en Division Honneur


Pour le moment la retraite est encore loin de projeter son ombre sur les buts de Nicolas Dorbec, qui nourrit quelques espoirs. « Sur le terrain, j'espère pouvoir aller jusqu'en DSR, voire pousser en Division Honneur avec le Cocc. Cela serait une belle fin de carrière et permettrait d'asseoir un bon niveau de jeu sur l'agglomération périgourdine ».

Sagesse de gardien de buts ou générosité naturelle, l'actuel portier pense déjà à l'avenir et à sa relève. « J'ai mon diplôme d'état et je m'éclate dans l'entraînement des gardiens de buts. »

Malgré tous ces projets Nicolas Dorbec avoue que sa priorité reste sa vie de famille.


Pas de place pour l'erreur


C'est sous l'impulsion de son entraîneur que Nicolas prend en charge la formation et l'entraînement des gardiens de buts du Cocc « Avec Olivier, nous avons mis en place une structure d'entraînement spécifique aux gardiens. C'est un projet qui est peu répandu. J'essaie de former les gardiens au mieux, tout en faisant mes premiers pas d'entraîneur ».

Ce coach en devenir pose un regard avisé sur la situation du dernier rempart de l'équipe. « C'est un poste qui ne permet aucune erreur. »

Dimanche, les hommes d'Olivier Modeste iront chercher un résultat positif à Boé-Bon-Encontre, qui se situe juste devant le Cocc au classement. Nicolas Dorbec devra certainement s'employer pour faire oublier le revers de la semaine passée (4-0, à Cestas).

Par En toutes lettres - Publié dans : PORTRAIT SUD-OUEST
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